Publié le 28 Juin 2021

Ma mission auprès de la LPO s'achève et je constate que je n'ai pas été très productive concernant les articles. Les jours se suivaient ponctués par les  appels pour rapatrier (sous la pluie les derniers jours) des oiseaux en tout genre : buses, choucas, chouette, goélands et même deux hérissons cette année. Donc rien de bien spécial côté zozios. Mais côté véhicule quelques déboires...La toile du toit ouvrant s'est mise à prendre l'eau à cause de deux déchirures d'usure aux 2 coins avant du soufflet. Grosse galère...Une réparation en urgence de fortune avec du scotch et une bâche en plastique s'est avérée nécessaire en attendant  plus tard un nouvel achat. Oups !

Les joies de la baroude, je vais dire, mais je m'en serai passé et le moral était un peu dans les chaussettes à ce moment là.

Bon je vais profiter malgré tout de ma dernière baignade, oh zut marée basse donc se sera récolte des coques.  A bientôt pour de nouvelles aventures sur les routes de France pour le moment. Merci pour votre fidélité et vos commentaires.

La météo bretonne

La météo bretonne

Colmatage de fortune sur la déchirure.
Colmatage de fortune sur la déchirure.

Colmatage de fortune sur la déchirure.

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 27 Juin 2021

Ma favorite ailée

La bergeronnette des ruisseaux.

 

Pour cet avant dernier article je voudrai vous présenter ma nouvelle favorite. Il s’agit de la bergeronnette des ruisseaux, plus précisément pour la météo qui m’accompagne depuis une dizaine de jours, la bergeronnette des flaques d’eau…

Effectivement, lorsque je m’arrêtais pour le soir, un petit oiseau venait fréquemment me rendre visite en s’accompagnant de son chant bien caractéristique.

Petit passereau à l’allure élégante, aux pattes rosées, possédant un corps jaune vif pourvu d’une longue queue bicolore noire et blanche, elle venait me saluer de son chant aiguë ponctué de 3 ou 5 séries de tsi, tsi, tsi, tsi tsi . Plus les flaques se montraient présentes plus le nombre de volatiles s’élevaient pour venir s’abreuver et se nourrir à cette fontaine de jouvence.

Plumette les observait de la porte coulissante bien consciente de l’inaccessibilité de ce repas.

Heureusement que leur territoire se situe bien loin des routes passagères. Je n'ai reçu aucun appel de détresse pour rapatrier cet oiseau.

A bientôt pour mon dernier article qui comme vous allez voir m’oblige à écourter de quelques jours ma mission.

 

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 13 Juin 2021

Le refuge LPO accueille également des hérissons. C’est un animal que j’affectionne plus particulièrement. Pour mon premier appel, je dois emmener chez une vétérinaire un goéland et un hérisson. Ce dernier a la partie gauche de la tête endommagée car elle est passée sous une tondeuse à gazon...Une intervention chirurgicale est nécessaire. Et là, surprise, je suis autorisée à y assister et même à aider la véto. Une première pour moi. J’ai de suite accepté, sans une certaine appréhension, je l'avoue. Mais j’ai tenu le coup !

Ce n’était pas très beau à voir donc je ne poste pas de photos de la plaie.

J’ai pu maintenir les tuyaux et masques lors de l’anesthésie et passer les instruments. Pour aider au réveil du hérisson, je lui ai prodigué des massages sous le ventre et j’ai confectionné une mini bouillotte faite d'un gant chirurgical, celle-ci utile lors de son transfert en van vers le refuge de la LPO.

Masques pour le gaz anesthésiant adaptés au bec ou au museau selon l'animal.
Masques pour le gaz anesthésiant adaptés au bec ou au museau selon l'animal.

Masques pour le gaz anesthésiant adaptés au bec ou au museau selon l'animal.

Malheureusement, pour le goéland il a du être euthanasié. C’était cette option ou bien l’amputation d’une de ses pattes… Là aussi j’étais présente lors de l’injection finale.

Plumette bulle sur son perchoir favori.(la penderie du van !)

Plumette bulle sur son perchoir favori.(la penderie du van !)

Côté appels, c’est plutôt calme pour le moment. Nous pouvons profiter de ces moment de liberté : moi pour mes travaux d’écriture (mon livre) et Plumette pour buller ou gambader.

A bientôt.

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 12 Juin 2021

L'ile Grande se situe où il y a la flèche verte

L'ile Grande se situe où il y a la flèche verte

A nouveau me revoilà en Bretagne pour aider la LPO. Ma tâche sera la même, c'est à dire rapatrier les oiseaux blessés vers le refuge de l’île Grande. Je couvrirai les départements du 22 et 29. Petite variante cette année, en dehors des appels, je stationnerai sur l'île dans la nature en bordure du GR34. Ce "spot" m'offre une crique déserte de sable blanc avec baignade, un grand champ  où Plumette peut gambader en toute sécurité. Je suis également à deux pas du refuge ainsi je peux y chercher de l'eau, de la compagnie et recharger mes appareils de médias. De plus, le village  est tout près pour le marché hebdomadaire. Un petit paradis.

Deux jours par semaine, je change de "spots"  en m'enfonçant dans les terres, pour bénéficier de la wifi et de électricité gratuite .

Juillet Août s'annoncent et cette tranquillité ne va pas durer...Mais je serai alors sous d'autres latitudes.

Dans mon prochain article, je vous raconterai une première expérience... A bientôt

 

Le grand champ et moi le petit point blanc tout au fond !

Le grand champ et moi le petit point blanc tout au fond !

La crique de sable blanc sous le soleil un jour de brume venant du large

La crique de sable blanc sous le soleil un jour de brume venant du large

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 31 Mai 2021

Le hameau de Saint Ours

Le hameau de Saint Ours

Coucou à tous !

Mon séjour auprès de Bruno s’achève et je n’ai pas pu aider à la transhumance car lorsque la météo s’est avérée propice, je n’étais plus disponible.

Mais au mois d’août j’y retourne pour aider à la récolte du miel et la mise en pot en vue de la commercialisation. C’est une autre étape très importante qui nous permet de voir tous nos efforts récompensés.

Je ne manquerai pas de vous faire part de ces moments dans de nouveaux articles.
Je sens qu’une nouvelle passion germe en moi et j’ai bien l’intention de me perfectionner auprès d’autres apiculteurs. En septembre, normalement, je vais dans un rucher des Hautes Pyrénées. J’y aiderai à préparer la période hivernale.

Pour l’occasion, je me suis achetée la tenue complète…

Bon, maintenant place à une autre mission qui va m’amener en Bretagne auprès de la LPO comme l’an dernier. J’espère avoir une météo favorable pour la baignade entre les appels et que la circulation sera assez fluide pour ne pas trop perdre de temps pour récupérer les oiseaux blessés.

A bientôt et merci pour votre fidélité.

 

 

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 17 Mai 2021

Aujourd’hui, je vais vous expliquer la vie dans une ruche. Mais il reste encore beaucoup de mystères à élucider sur le comportement des abeilles.

Chaque ruche forme une entité, vivant en symbiose.

3 castes la composent. Sa population peut avoisiner les 60 000 individus  !

Tout d’abord, les abeilles ouvrières :

dans sa courte vie (environ quelques mois selon la période de sa naissance) l’abeille ouvrière va endosser plusieurs casquettes.

Elle sera nettoyeuse, nourrice, magasinière, calfeutreuse, cirière, ventileuse, gardienne, pilote, rappeleuse, bâtisseuse, butineuse. Elle travaille toute sa vie sans relâche.

Puis nous trouvons les faux-bourdons, se sont les mâles qui eux ne piquent pas. Ils ne vivent pas très longtemps non plus et leur rôle est de féconder la Reine en plein vol. (une trentaine de fécondations d'origines différentes en un vol). Après la fécondation ils meurent car leur parties génitales sont arrachées, ceux qui n’ont pu copuler reviennent à la ruche mais ne sont plus acceptés, devenant inutiles ! Sachant qu’ils ne savent pas butiner, ils vont mourir de faim, dure destinée !

La Reine maintenant (qui ne pique pas non plus !) :

à un certain moment, les ouvrières décident de nourrir quelques abeilles avec de la gelée royale et de construire des cellules spéciales, celles-ci abriteront les futures Reines.

Il ne peut y avoir plusieurs Reines vivantes dans une même ruche, une seule survivra au prix d’un dur combat avec les autres au moment de leur naissance et de leur sortie de la cellule royale.

Son rôle, pondre toute sa vie, sortir pour se faire féconder et parfois s’envoler dans la nature pour créer un autre essaim sauvage si l’apiculteur lui en laisse la possibilité.

Elle peut vivre 4 à 5 ans. Au bout de son cycle de vie, elle devient alors une vieille Reine et n’assumant plus correctement son rôle de pondeuse, elle sera tuée par les ouvrières.

En réfléchissant bien ce n’est pas chouette la vie d’abeille et pourtant que de services elles nous rendent. (le miel, la propolis, la gelée royale, le pollen, l’hydromel, les bougies). Sans elles plus de pollinisation donc plus de fruit et légume donc disparition de la vie sur Terre. Il faut les respecter et arrêter de les empoisonner avec les pesticides. Tout agriculteur devrait faire un stage chez un apiculteur avant de se lancer dans ses cultures intensives, je pense.

Bon sur ces réflexions, je vous laisse pour un futur reportage.

 

sur la droite vous pouvez voir 3 cellules royales en forme de haricot.

sur la droite vous pouvez voir 3 cellules royales en forme de haricot.

les trois castes d'abeilles

les trois castes d'abeilles

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 13 Mai 2021

En attendant une autre fenêtre de chaleur propice à une transhumance, nous continuons nos tâches dans la miellerie. (l’atelier dans lequel tout le matériel lié au miel est entreposé.)

Généralement, Bruno propose à la vente son miel sur les marchés et les boutiques de produits locaux, dans les auberges et chez les artisans. Malheureusement, à cause du COVID, peu de miel de 2020 a été vendu et il reste stocké dans des citernes au garage.

La maison de l’apiculteur, se situant à un carrefour de randonnées, l’idée nous est venue de fabriquer une pancarte pour attirer les marcheurs qui passeraient devant chez lui dès les restrictions levées.

Je ne me suis pas faite prier pour accomplir ce travail. L’écriture c’est mon domaine !

Mais ce fut malgré tout une expérience nouvelle pour moi car j’allais utiliser une défonceuse pour la première fois.

Voici les différentes étapes de la réalisation.

1- trouver une belle planche

2- écrire le modèle au crayon papier

3- défoncer les lettres et chiffres à la bonne épaisseur

4- passer 3 couches de lin pour protéger le bois et laisser sécher la nuit

5- peindre en blanc le texte

6- repasser le lin et laisser sécher encore 24 heures

la dernière opération consistera à accrocher le panneau mais Bruno s’en chargera un peu plus tard.

Voici donc les photos qui illustre le travail.

Je sais qu’il y a quelques lettres un peu tordues mais pour une première fois...de plus j’avais assez peur de me manquer car toute erreur signifie tout refaire à zéro !

 

 

travail avec la défonceuse
travail avec la défonceuse

travail avec la défonceuse

première étape sans la peinture

première étape sans la peinture

travail terminé

travail terminé

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 26 Avril 2021

Le varroa vu au microscope, ah la sale bête !

Le varroa vu au microscope, ah la sale bête !

Le varroa

Nous revoilà dans le Sud sous des températures presque idéales pour ouvrir les ruches sans choc thermique pour les couvains.

Notre tâche est double : dans la nuit pratiquer la transhumance et dans la journée, vérifier les couvains pour voir s’ils ne sont pas infestés par le *varroa.

Le varroa : acarien parasite de la taille d’une tête d’épingle aux pattes à ventouse qui saute sur l’abeille lors du butinage. Il vient s’introduire dans les alvéoles avant qu’elles ne soit refermées et il grignote les larves qui en naissant sont difformes et viennent à mourir.

Pour procéder au repérage des varroas, on pose un petit carré de buvard imprégné d’un produit sur une feuille A4 badigeonnée d’huile alimentaire. Puis on introduit ce papier à l’entrée de la ruche. Au bout de 24h, on vérifie sur la feuille si les varroas morts y sont collés. Si la colonie est infestée, on refait la même opération plusieurs fois jusqu’à ce qu’il disparaisse.

En ce qui concerne la transhumance elle n’a pu se faire car dans les mi-hauteurs de la montagne, la température prévue est toujours trop faible. Peut-être dans une semaine...

Découpe des petits buvards

Découpe des petits buvards

Introduction de la feuille devant la porte d'entrée de la ruche.

Introduction de la feuille devant la porte d'entrée de la ruche.

Les butineuses qui arrivent chargées de leur sac à dos plein de pollen. Ne sont elles pas mignones ?

Les butineuses qui arrivent chargées de leur sac à dos plein de pollen. Ne sont elles pas mignones ?

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 20 Avril 2021

Petite devinette.

Ah Ah, je sens que vous voulez tous une de mes bougies tordues !  Hihihi. Donc voici la question. Quelle est l’utilité du seau en fer sans couvercle accroché à l’arrière du fourgon de Bruno ? Les trois premières bonnes réponses seront récompensées. Réponse par sms pour ne pas dévoiler aux autres vos idées. Bonne cogitation. Bisous à vous tous.

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Rédigé par Isabelle Henault

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Publié le 19 Avril 2021

En été, après la récolte du miel, le surplus de cire récupéré sur les cadres peut servir à confectionner des bougies.

Bruno mettant la cire récupérée dans le bac à fondre.

Bruno mettant la cire récupérée dans le bac à fondre.

C’est la méthode par trempage dans un bain de cire bouillante qu’est utilisée par Bruno

Le bac de cire en ébulition.

Le bac de cire en ébulition.

Puis la cire est triée pour en enlever les impuretés.

Ça sent bon !

Ça sent bon !

Ensuite, les supports de trempage fabriqués maison sont plongés une vingtaine de fois dans le liquide  afin que la cire se dépose en formant plusieurs couches sur les mèches tendues.

Ma chandelle n'est pas morte !

Bruno en est au balbutiement de la technique. Notre soucis est de conserver la mèche bien verticale lors du trempage. L’idée de placer un petit lest au bout des mèches nous est venue. Mais les mèches étant assez chères, nous avons essayé un autre procédé pour éviter de faire des nœuds sur le support en bois. Une encoche sur le bois de support dans laquelle la mèche sera coincée permet d’éviter le nœud.

1ère méthode avec les noeuds puis la seconde avec les encoches.
1ère méthode avec les noeuds puis la seconde avec les encoches.

1ère méthode avec les noeuds puis la seconde avec les encoches.

Je vous présente ma première bougie. Elle penche un peu et est un peu consumée mais j'ai eu du mal à résister...

Ma chandelle n'est pas morte !

Le prochain article fera appel à votre perspicacité car c'est d'une question dont il s'agira. Un cadeau pour les trois premières bonnes réponses...

A bientôt.

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Rédigé par Isabelle Henault

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